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17.04.2007
Informatique dite « de confiance »:Cette approche est dangereuse ...
Question 11 : De plus en plus, l’abandon du contrôle de son ordinateur personnel, et notamment de son droit au contrôle de l’accès à ses données personnelles, devient un pré-requis pour pouvoir accéder à des données numériques protégées par le droit d’auteur. Un tel principe est-il selon vous acceptable et quel doit être la réponse du législateur face à cette « tendance du marché » ?
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Le modèle de l’informatique « de confiance » repose sur l’usage de matériels et logiciels dont les principes de conception reposent sur le secret, ce secret étant détenu par un « tiers de confiance ».
Cette approche est dangereuse pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, parce que tout mécanisme de protection basé sur le secret finit toujours par être percé.
Ensuite, parce que tout « tiers de confiance » est une entité ayant la capacité de violer votre sécurité, ce qui pose des problèmes considérables en terme de sécurité nationale, d’intelligence économique, et de protection des données personnelles lorsque cette entité est de nationalité étrangère ou que l’on ne peut s’assurer de son entière neutralité. L’alliance entre fabricants de matériels et de logiciels autour de ces secrets de fabrication porte aussi en elle des risques de position monopolistique.
La principale justification de ce modèle repose sur le désir des éditeurs de contenus d’empêcher toute copie des oeuvres qu’ils proposent, au prix d’un renchérissement des ordinateurs et d’une limitation de leur usage. Tout comme les consommateurs boudent la musique en ligne protégée, , il est fort probable qu’ils bouderont ces matériels et systèmes qui brident par trop leurs utilisateurs, amenant les fabricants à plus de raison.
Certaines administrations européennes, comme par exemple l'administration britannique, ont décidé de ne pas mettre en œuvre de systèmes d'exploitation effectuant automatiquement et sans contrôle leurs mises à jour, et dont ils n'avaient pas le contrôle effectif. L'administration française pourrait faire de même.
En terme de sécurité nationale et d’indépendance informationnelle européenne, la mise en œuvre d’un programme de recherche et de développement, allant des outils logiciels de conception électronique à la réalisation de composants stratégiques
16:00 Publié dans Réponses de la candidate, société de la connaissance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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